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Un protocole gourmand pour débusquer le discret Muscardin

Dans le cadre d’un dossier au titre de la loi sur l’eau et du volet naturel d’une étude d’impact pour un projet agrivoltaïque dans le Loir-et-Cher, auddicé a réalisé un inventaire complémentaire consacré à une espèce méconnue : le Muscardin.

Le Muscardin est un petit rongeur nocturne qui hiberne de novembre à mars. Il apprécie les sous-bois denses, les ronciers, les parcelles de régénération de feuillus… Présent sur les trois quarts du territoire français et protégé au niveau national, ce mammifère est considéré comme quasi menacé dans plusieurs régions de France et notamment en Centre-Val-de-Loire.

Pour déterminer si ce petit rongeur fréquente le site d’étude, une méthodologie en deux étapes a été mise en place :

  1. La recherche d’indices de présence, soit des noisettes, prunelles et merisiers grignotées car le Muscardin ronge les fruits d’une manière qui lui est propre : il perce un trou régulier. Les prospections portent également sur la recherche de nids.
  2. La pose de tunnels à un mètre de hauteur, achetés chez un fournisseur ou bien fabriqués à partir de bouteilles d’eau coupées aux extrémités. À l’entrée, du beurre de cacahuète est déposé pour attirer le rongeur. Une fois à l’intérieur, il est photographié grâce à un piège photographique équipé d’une lentille. Ces tunnels offrent également au Muscardin un abri potentiel pour l’hibernation.

En France, les services de l’État fixent des principes de gestion, de régulation et de protection des grands groupes de mammifères terrestres aux échelles régionale et départementale. Dans le Loir-et-Cher, la réglementation impose l’installation d’un piège photographique tous les 10 hectares lorsque le site comporte des haies ou une forêt.

Extrêmement discret, le Muscardin se révèle difficile à observer : il est plus facile de détecter sa présence grâce aux noisettes rongées que de le photographier !